Memories ...

L'encre de tes yeux fît parler ma plume.

Elles s'emmêlent, Ces douces voyelles.
Du bout de mes lèvres, s'amassent-elles.
Du bout de ma plume, s'envolent-elles.
À son parfum de pétales, suffoque ma plume.
À ses perles d'ouragan, se noie ma brume.
Elles triomphent, Sous le règne du paysage.
Elles rayonnent, par la beauté de ton visage.
Elles sont belles, Ces douces hirondelles.

# Posté le jeudi 05 novembre 2009 05:58

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 06:03

T|E Au revoir.

T|E Au revoir.
Dis maman quand on meurt, est-ce que c'est pour la vie ?

Stop ! Je suis harassé, je ne peux plus. Je ne veux plus de vos paroles, de vos gestes invisibles. Je ne veux plus réfléchir, ce bordel intellectuel qui saccage la tête me ronge la nuque, enflamme mon âme. Les verres défilent jours après jours, mes lèvres sèches s'envolent brumées par le dernier souffle d'une cigarette dévastatrice. Agenouillé dans la boue, des milliers de lettres s'y noient. L'encre cède sous les épées aiguisées, ce bleu intense qui coule sous les gouttes. Mon corps taraudé s'écroule dans ce parfum glacial de vent, le valet de trèfle s'agenouille devant le roi de c½ur. Rouge Cloitre, de son étang aussi beau qu'une larme. Mon corps est vide, y résonnent encore les échos d'une longue bataille perdue. Puisqu'une telle fin ne peut avoir lieu qu'entre chien et loup, à l'heure où tout ce noie. L'eau parcoure le bout de mes lèvres, telle une fine épée pénètre en abondance dans mes poumons. Mes yeux clos, mes pupilles dansent sur leurs dernières notes. Puisqu'une telle fin ne peut être ébouriffante. L'eau, essence de vie, naissance d'un désastre individuel. À la minute où je t'aperçois, mon c½ur se noie.
Bryn Christopher - The Quest
Πεθαίνω από τα λόγια σας_______________________Αγαπώ πριγκίπισσα__________________________περιφρόνηση_________________________1η Νοέμβρη
« Je t'aime comme tout ces minuscules grains de sables, Toutes ces petites étoiles multiplié par le nombre de paroles émises entre les lèvres de milliards de petits être dans le monde, Tout ces souffles multipliés par chaque kilomètre qui sépare nos deux corps l'un à l'autre, multiplié par chaque roses qui de ces plus rougeâtres pétales s'élèvent de la terre, multiplié par chaque petits poissons qui se fondent dans la mer, multiplié par chaque pensées où tu règnes en princesse... »

# Posté le dimanche 29 juin 2008 23:02

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 04:04

Auderghem - Bruxelles. 2009 His voice freezes me, I fall down and break me in thousand pieces.

Auderghem - Bruxelles. 2009           His voice freezes me, I fall down and break me in thousand pieces.
La main sur la poignée, je m'apprête à ouvrir la porte d'entrée. Derrière cette lourde porte je sens déjà le vent glacial s'abattre sur mon visage. Depuis mon enfance, j'ai besoin de bouger, sauter, hurler, courir au vent. Mon cerveau a ce défaut de tourner trop vite, passant d'une pensée à une autre à la millième de seconde encombrant mon esprit de voyelles et consonnes aux allures de bombes à retardement. Lorsque j'ouvris la porte, la douce lumière légèrement oranger du soir fit son apparition, s'étendit sur le sol à travers le hall d'entrée. Le corps ésquinté, j'avançai tout de même, déambulant dans les rues d'une Bruxelles si séduisante. Mes pieds se bousculèrent entre les pavés, mes paupières auparavant étendues sur mes pupilles tremblantes, étaient redressées laissant les arbres qui bordèrent le chemin et l'eau qui rissolait entre les roches se refléter dans mes pupilles dorées marquées par ton sourire d'or. Devant moi se trouve un banc, je m'assois sur celui – ci. Les battements de mon c½ur ralentissaient lorsqu'autour de moi personne, aucunes paroles ne se baladent dans mes tympans, aucune cacophonie ne vienne renchérir mon esprit de nouvelles questions de nouvelles alertes. Que le bruissement des arbres qui s'embrassent. Je ne restai pas plus de deux minutes sur ce banc que le désir de marcher, le c½ur réchauffé par une tribu de notes s'embrassant à toute une armé. Les yeux fermés, plongés entre leurs armes, je sens mon corps aussi faible qu'un petit bateau de papier qui arpente les vagues qui à tout instant ne pourrait faire de lui qu'une bouchée. J'ai le corps qui hurle, un cri d'oiseau, je perds mes plumes. Rouge cloître, petits étangs perdus entre les arbres et âmes égarées, petite alvéole du poumon de Bruxelles. Etendu sur le ponton qui donne sur l'étang, le temps s'est arrêté, l'intérieur du sablier s'est gelé. Ebaubi, tu m'adresses ce regard cabalistique qui m'intrigue. Tu descends les quelques marches de pierre, les cheveux hirsutes. Allongé sur le ventre, le menton posé sur mes mains disposées l'une sur l'autre. Mes pupilles dorées se remettent à trembler légèrement. Mon regard se heurte au vent, biglant le bas de ton corps remontant jusqu'à ta douce chevelure ravissante. Mes paupières trop lourdes s'affalent, lorsque je rouvris les yeux, plus personnes. Toujours ce vent fort et glacial qui balaye les quelques brindilles échouées sur le sol entre les marches du petit escalier que tu dévalais encore à l'instant. Le buste comprimé, je me retourne sur le dos laissant mon regard caresser le ciel gris bleu maculé de quelques nuages.
La panique me saisit le corps à nouveau, je me relevai brusquement. Mon regard perça les arbres, le moindre buisson et arbuste à la recherche de mouvements, de nouvelles alertes. Rien, toujours rien à l'horizon mise à part ce cygne qui aux allures de troupeau de flocons de neige déboula sur l'étang. Emerveillé, je ne le quittai plus d'une plume. Je m'avançai près de la balustrade, cette frontière qui me séparait de cet autre monde pour l'admirer dansé sur l'eau. Dans ma poitrine résonnait ce petit air, tic tac ti tac... Une horloge qui bat de plus en plus vite, les aiguilles se suivant jusqu'à ce boom la raison se fasse entendre et anéanti ce que je suis. Mes blessures étalées sur le corps, la douleur plus perçante que ce cri meurtrier. Une main fine et légère s'approcha comme un pansement lorsque sa paume si fraiche parcourue mes frissons et restes d'un massacre de presque deux longues années. Le corps en feu apaisée de ton manteau de neige, ta froideur grandissante. La beauté de ton visage raviva mon c½ur pour le laisser couler pour de bon, je te hais. La musique s'arrêta, le disque se brisa. Dans ma tête, les voyelles dérapèrent sur leur somptueuse robe. Les consonnes elles trébuchèrent sur les notes, les étouffant. Le silence, Ce silence... tu disparus
Je sortis mon ipod de ma poche, l'image scintilla, plus de batterie...
Je poussai un long soupir, connerie. Mon pied s'élança contre le poteau en bois. Le cygne disparut dans la foulée. Un coup de vent frappa alors sur les arbres, leurs feuilles s'agitant. Je rejoignis le chemin qui me ramena à la réalité, celle de voitures qui se succèdent, quelques personnes qui sortent de grands bâtiments Boulevard du Souverain. Interpellé par les petites jérémiades d'un garçonnet pas plus âgé de 5 ans, je me retournai découvrant cette masse d'enfants, en rang comme de courageux soldats fatigués par le chemin parcouru en forêt. Sur le bord de la chaussée de Wavre, mes mains se sont enfouis dans les poches de ma veste. Mes pupilles se sont gelées par le froid que ce vent souffle sur mes paupières, un des petits enfants, une petite fille s'approcha et posa la main sur l'interrupteur. Immédiatement, le petit bonhomme débile passa au vert. Le petit troupeau d'enfants s'avança, disparu entre les bâtiments de la chaussée sur ce chemin. Je n'eus pas bougé, le regard déambulant sur le poteau de circulation. Le bonhomme passa au rouge, le moteur d'un gros bolide qui se tenait à ma gauche commença à ronronner pour ensuite démarrer en trombe. Mes dents se dévoilèrent face à ce magnifique soleil qui s'apaise, j'affichai un sourire malsain lorsque je m'avançai en pleine chaussée. J'ai toujours cherché à me faire renverser par une voiture, les raflant de jours en jours. Pourquoi ce souhait ? Je ne sais pas vraiment. Petite tombe lugubre et pauvre échouée au beau milieu d'un champ de tombes fleuries. Je passai sur le passage pour piétons au rouge, le vent déboula dans la petite chaussée. Une petite voiture se tenait à quelques mètres, une plaque blanche, encore un français. J'eus l'impression que mon corps fut vide. Passif, j'entendis quelques coups de klaxons incessants. A quasi un pas du trottoir je m'encourrai, les mains libérées au vent. Le vent puissant, glacial, magnifique, si précieux détruisit les petites cendres qui s'écoulèrent sur mes joues. Toujours ces larmes dont le goût se mêla à celui de mes lèvres. Le souvenir de ton visage me heurta, le pied entre les cailloux du chemin, je faillis m'affaler.

Come on Babe, Come on ...

P U T I N F L I N G U E Z M O I
Stop stop s'il te plait ...
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1 Novembre 2009 .

# Posté le jeudi 17 septembre 2009 10:50

Modifié le jeudi 15 octobre 2009 11:33